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ADSL
L'ADSL est une technique de communication qui permet d'utiliser une ligne téléphonique d'abonné (ou une ligne RNIS) pour transmettre et recevoir des signaux numériques à des débits élevés, de manière indépendante du service téléphonique proprement dit (contrairement aux modems analogiques). Cette technologie est massivement mise en oeuvre par les fournisseurs d'accès à Internet pour le support des accès dits « haut-débit ».
L'acronyme anglais ADSL signifie Asymmetric Digital Subscriber Line, qui se traduit fonctionnellement par « [liaison] numérique [à débit] asymétrique [sur] ligne d'abonné ». La terminologie française officielle a sélectionné l'expression « raccordement numérique asymétrique » (RNA) ou « liaison numérique à débit asymétrique », mais le terme anglais « ADSL » reste le plus largement utilisé dans le langage courant.
En France, le lancement commercial de l'ADSL a été effectué par France Telecom Multimedia en 1999.
L’ADSL 2+ est l'évolution de la technologie ADSL, elle exploite plus de fréquences porteuses pour les données (jusqu’à 2,2 MHz). Cela se traduit par une augmentation du débit maximal possible. Cependant, les améliorations par rapport à l'ADSL ne sont perceptibles que si l'abonné se situe à moins de 3 000 m du central téléphonique. Au-delà, les débits sont sensiblement les mêmes que ceux proposés par l'ADSL.
La norme ADSL 2+ permet, dans des conditions optimales, d'atteindre des débits ATM théoriques de 25 Mbit/s (limité à 12 Mbit/s en ADSL 2) en réception et 1 Mbit/s en émission dans son utilisation la plus courante. Le débit maximal en émission peut être porté à 3 Mbit/s dans certaines variantes, le débit maximal en réception étant alors réduit.
Les offres « 20 Mégas » sont exprimées en débit ATM ce qui correspond à un débit réel maximum en IP (le protocole exploitable par la majorité des systèmes d'exploitation) de 16 Mbit/s. De plus, ce n'est qu'un débit maximal, qui n'est que peu souvent atteint en pratique. Cela s'explique par la distance relative du foyer connecté par rapport au DSLAM. Plus celle-ci est grande, plus le débit est faible.
Note: Grâce à des extensions de la norme telles que Nitro™ de Broadcom, certains FAI proposent un débit ATM théorique de 28 Mbit/s en réception et 1,2 Mbit/s en émission. Il s'agit d'extensions propriétaires nécessitant donc dans le DSLAM et dans les modems ADSL des chipsets fournis par le même constructeur[1 |
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